Bangui 27 décembre 2025—(Les Echos d’Afrique): À quelques jours du scrutin présidentiel du 28 décembre 2025, la bataille politique se poursuit aussi sur le terrain de la communication. Lors d’une conférence de presse tenue vendredi 26 à Bangui, Evariste Ngamana, porte-parole du candidat n°1, le professeur Faustin Archange Touadéra, est monté au créneau pour répondre fermement aux accusations formulées par l’opposition sur de supposées entraves à leurs campagnes électorales.
Face aux journalistes, le porte-parole a dénoncé ce qu’il qualifie de « logique d’accusations stériles et infondées » entretenue par certains leaders de l’opposition. Selon lui, les allégations faisant état d’un musellement de l’opposition ne résistent pas à l’observation des faits sur le terrain.
« Il suffit de circuler dans la ville pour constater que l’opposition a également apposé ses affiches partout. Personne ne les en empêche », a-t-il déclaré, rejetant toute idée de restriction de l’espace politique.
L’un des points les plus sensibles soulevés par l’opposition concerne l’impossibilité, selon elle, de disposer d’avions pour battre campagne à l’intérieur du pays. Là encore, le porte-parole du candidat Touadéra a opposé une réponse sans détour, estimant que cette critique relève davantage d’une mauvaise organisation que d’un quelconque blocage institutionnel.
« L’État dispose-t-il d’une compagnie aérienne ? Non. Le gouvernement gère-t-il des entreprises privées ? Non », a-t-il rappelé, avant de s’interroger sur la responsabilité réelle du pouvoir en place dans cette situation.
Pour lui, il s’agit avant tout d’un problème de planification logistique. « De notre côté, nous nous sommes organisés et avons réservé à temps tous les moyens nécessaires à la campagne », a précisé Evariste Ngamana.
Au-delà des aspects matériels, le porte-parole du candidat n°1 voit dans ces dénonciations répétées une manœuvre politique visant à préparer l’opinion à un revers électoral.
« Ils disent vouloir se rendre dans les zones reculées, mais aujourd’hui les contraintes apparaissent. Cette attitude relève d’une stratégie de fuite en avant pour justifier un échec annoncé », a-t-il affirmé.
De l’avis de la majorité présidentielle, le discours met en avant l’organisation, la mobilisation et la maîtrise du terrain, tandis que l’opposition continue de dénoncer un environnement électoral qu’elle juge déséquilibré.
À l’approche du vote, ces échanges verbaux illustrent la tension croissante autour d’un scrutin présenté comme déterminant pour l’avenir politique de la République centrafricaine.
