Par Zigoto Tchaya
Bangui 6 juillet 2026—(Les Echos d’Afrique): Lorsque les combats ont éclaté à AmDafock, des familles terrorisées ont fui avec leurs enfants, abandonnant leurs maisons, leurs écoles et leurs moyens de subsistance dans une tentative désespérée de sauver leur vie. Pour les civils, cette attaque n’était pas une question de politique, mais une lutte pour la survie.
Des témoins ont décrit des scènes de panique alors que les tirs d’armes automatiques se propageaient dans cette ville frontalière avec le Soudan, contraignant les habitants à chercher refuge partout où ils le pouvaient.
Comme de nombreuses localités du nord-est de la République centrafricaine, AmDafock est depuis longtemps exposée à des cycles de violences qui font des civils les principales victimes.
Les forces conjointes des Forces armées centrafricaines (FACA) et de leurs alliés russes ont finalement pris totalement le contrôle de la localité, empêchant cette zone frontalière de tomber aux mains des rebelles.
De nombreux habitants estiment que cette intervention a permis d’éviter une destruction plus importante ainsi qu’un déplacement massif de la population. Mais même lorsque les armes se taisent, les conséquences humanitaires persistent.
Des familles restent déplacées, des enfants sont privés d’école, les moyens de subsistance sont perturbés et les communautés doivent se reconstruire dans un climat de peur et d’incertitude.
Si la population exprime aujourd’hui un profond soulagement, AmDafock demeure un rappel saisissant d’une réalité immuable. Dans chaque conflit, ce sont les civils ordinaires qui paient le prix le plus lourd.
