Politique

Un incident impliquant Martin Ziguelé sur les travaux d’enrobage au PK12 à Bangui

Incident sur les travaux de route à Bangui
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Bangui 24 février 2026—(Les Echos d’Afrique): Un incident survenu ce mardi sur l’axe PK12, à la sortie nord de Bangui la capitale centrafricaine, alimente le débat sur la responsabilité des acteurs politiques dans les efforts de reconstruction des infrastructures publiques en République centrafricaine. 

Selon des témoins présents sur les lieux, l’ancien président du Mouvement de libération du peuple centrafricain (MLPC), Martin Ziguelé, a sciemment emprunté avec son véhicule une portion de route fraîchement enrobée, pourtant non autorisée à la circulation en raison de la fragilité du bitume encore en phase de assèchement.

Au moment des faits, les ingénieurs de l’Office national du matériel (ONM) poursuivaient les travaux d’enrobage dans cette zone stratégique. Des déviations avaient été mises en place afin de permettre la continuité de la circulation sans compromettre la qualité des travaux. 

L’irruption du véhicule de Martin Ziguelé sur la partie en cours de consolidation a provoqué l’indignation des riverains et ouvriers présents, dont certains manifestant leur mécontentement par des huées. Automatiquement, son véhicule a été aussitôt maintenu par la gendarmerie afin d’être libéré par la suite d’un constat sur la perturbation des travaux.

Au-delà de l’incident lui-même, les gens s’interrogent sur l’exemplarité des responsables politiques face aux efforts de modernisation des infrastructures nationales. Dans un contexte où la capitale bénéficie progressivement de travaux routiers longtemps attendus par la population, tout comportement perçu comme un manque de respect des consignes techniques peut être considéré comme du sabotage.

Ces efforts de construction de routes exigent une discipline collective et la contribution de tout Centrafricain quel que soit le rang social. Les infrastructures publiques ne constituent pas seulement des réalisations techniques, mais elles symbolisent également l’espoir d’un État en reconstruction. 

À ce titre, chaque geste posé de manière intentionnelle par une personnalité publique revêt une portée symbolique de sabotage des efforts du gouvernement.

Alors que les travaux se poursuivent sur plusieurs axes de Bangui, cet incident rappelle la nécessité d’un engagement citoyen partagé, où autorités, leaders politiques et population contribuent, chacun à leur niveau, à la préservation des investissements publics destinés à améliorer les conditions de vie des Centrafricains.

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